Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Le blog de Lepetitfils Da Candy
Articles récents

‘‘Le vrai bonheur on l’apprécie lorsqu’on la perdu’’ disait Félix Houphouët-Boigny aux Ivoiriens (1) et (2)

18 Juillet 2012 , Rédigé par dacandylepetitfils

DACLEF chez DASSAUT

« Houphouët, Senghor, Modibo Keïta, N’krumah, Sékou Touré… ils n’ont pas pris les armes »

 

 

 

 

 ‘‘Le vrai bonheur on l’apprécie lorsqu’on la perdu’’ disait Félix Houphouët-Boigny aux Ivoiriens (1) et (2)

 

 

Par Ben Ismaël ; Chronique diplomatique

 

 

 

L'intelligent d'Abidjan - 25/6/2012 et du 09/07/2012

 

 

 

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

« Moi j’aime pas les gens qui comparent lesHouphouët, Senghor, Modibo Keïta, « Sékou Touré, » Hamani Diorià  ALASSANE OUATTARA ce petit-fils d’immigré mauritanien vendeur de tapis aux NABA en HAUTE VOLTA  aujourd’hui  BURKINA FASSO qui a su récupérer une frustration communautaire faite aux gens du nord « les gens aux grands Boubous » desquels il se réclame de façon éhonté, pour se hisser a la tête de l’état ivoirien pour se remplir les poches de biens publics, lui et sa fratrie pour assouvir un vieux dessein de domination sociopolitique par le bien matériel puiser dans les caisses de l’état, en espérant ainsi effacer un passé généalogique peut flatteur pour un mégalomane comme lui, j’aime pas les comparaison entre le vrai et l’ivraie… Un Sourâkâ-djôn de Mauritanie n’est pas un Mossi et un Mossi du Burkina ne peut être non plus un Sourâkâ-djôn de Mauritanie. C’est çà la vérité !!!»

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

Houphouët-Boigny de Côte d’Ivoire, Sedar Senghor du Sénégal, Sékou Touré de Guinée-Conakry, Modibo Keïta du Mali, Kwamé N’krumah du Ghana, Hamani Diori du Niger… n’ont jamais pris les armes en 1960 pour arracher l’indépendance de leurs pays au général Charles De Gaulle. Face à la France, où à la Grande-Bretagne, ils avaient leurs idées. Ils ont offert tout simplement leur savoir-faire, leur savoir-être, l’éducation et la morale, avec les mains nues.

 

 

 

Houphouët, Senghor, Modibo Keïta, Sékou Touré, Hamani Diori étaient des hommes d’Etat, qui avaient appris le métier politique depuis l’Assemblée constituante en France, après avoir imposé leurs forces immenses, intellectuelles et culturelles à la France. Prendre les armes n’était pas pour Senghor, Houphouët, Sékou Touré, Hamani Diori, Maurice Yaméogo, Modibo Kéïta, un modèle d’émancipation politique. Et pourtant, chacun de ces hommes d’Etat, a connu de terribles hostilités, face aux ‘’colons blancs’’.

 

 

 

 

 

Ils sont restés enthousiastes, parce qu’ils avaient un idéal pour l’indépendance de leur pays et dans la paix. Certes, en Côte d’Ivoire, il y a eu des morts à Bouaflé, au Centre-Nord et à Dimbokro, à Agboville au Sud de la Côte d’Ivoire, avec des emprisonnements des cadres et militants à Bassam, du parti politique, le PDCI-RDA ; mais Houphouët-Boigny n’a jamais pris les armes.

dcl-DASSAUT-B

A l’analyse, Senghor, Modibo Keïta, Sékou Touré, Maurice Yaméogo, Hamani Diori, avaient tout simplement pensé que les armes ou la violence n’a jamais été une accoucheuse d’histoire. Prendre les armes, n’était pas du tout un sujet passionnant au Sénégal, mêmes si Lamine Gueye, Mamadou Dia, Senghor étaient des adversaires politiques très farouches à Dakar. En Guinée-Conakry, les armes, ce n’était pas un sujet passionnant pour Sékou Touré, qui a tout simplement utilisé le courage politique en 1958, pour accéder à l’indépendance face au général français, Charles De Gaulle dans une magnifique manifestation de militants panafricains.

 

 

 

 

Aujourd’hui, je consacre ma chronique hebdomadaire à l’exemple de courage politique de ces pères des indépendances, parce que leurs ‘’héritiers’’ ne sont pas de véritables hommes politiques abonnés qu’ils sont à la violence, au tripatouillage de la Constitution, aux rébellions, pour accéder au pouvoir d’Etat. Les chefs d’Etat actuels pour construire leur succès au pouvoir, s’appuient sur le tribalisme, le régionalisme. Il est même singulier, que cette audacieuse option politique, conduise les chefs d’Etat actuels à un pouvoir, à durée illimitée. Des ‘’héritiers’’ qui font tout… tout seuls, décident seuls.

 

 

 

 

Gare à ceux qui s’indigneront parce qu’ils n’ont pas été associés. Des ‘’héritiers’’ peu démocrates qui ne veulent pas de débats ou de polémiques. Ce qui donne, moins de densité crédible à ceux qui ont succédé à Senghor, Houphouët-Boigny, Maurice Yaméogo, Hamani Diori, Sékou Touré, Modibo Kéïta. Des ‘’héritiers’’ qui, eux-mêmes à l’époque étudiants, universitaires, historiens intellectuels ou fonctionnaires à la Banque mondiale, au FMI, à l’Unesco, l’OMS se sont indignés du fait que le Sénégal, le Mali, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Conakry, le Niger, soient dirigés par des partis uniques, sans enjeu démocratique, sans vision de développement.

 

 

 

 

Aujourd’hui, locataires des palais présidentiels, les ‘’héritiers’’ des pères des indépendances ont perdu leur esprit de rénovateurs. ‘’Des héritiers’’ bardés parfois d’honneurs universitaires eux qui voyaient tout facile ont des difficultés à ‘’corriger’’ ce qu’ils reprochaient aux pères des indépendances. Personnellement, je n’ai pas de soucis, lorsqu’il s’agit de dire la vérité. A cette lumière, je préfère les pères des indépendances.

 

 

 

 

Houphouët-Boigny, Sékou Touré, Maurice Yaméogo, Hamani Diori, Sédar Senghor étaient des hommes de grandes valeurs politiques qui se sont battus pour l’indépendance de la Côte d’Ivoire, de la Guinée-Conakry, de la Haute-Volta, du Sénégal, du Niger. Des pères des indépendances très engagés dans les voies de la vertu : « la nation et ses valeurs morales».

 

 

 

 

En Côte d’Ivoire, c’était le ‘’grand amour’’ pour Félix Houphouët-Boigny qui, dans ses recueils de pensée disait aux Ivoiriens : «Le vrai bonheur on ne l’apprécie que lorsqu’on l’a perdu». Un slogan d’une immense signification pédagogique africaine, sans idéologie politique. Senghor, Sékou Touré, Houphouët-Boigny, Maurice Yaméogo, Hamani Diori, Modibo Kéïta étaient des hommes politiques de culture et aux idéologies différentes. Mais, ils n’ont jamais pris les armes pour se déguiser en champions politiques.

 

 

 

 

Par Ben Ismaël ; Chronique diplomatique

 

 

L'intelligent d'Abidjan - 25/6/2012

 

 

commentaire de da candy lepetitfils

dcl-apres conf---

  « Moi j’aime pas les gens qui comparent lesHouphouët, Senghor, Modibo Keïta, « Sékou Touré, » Hamani Diorià  ALASSANE OUATTARA ce petit-fils d’immigré mauritanien vendeur de tapis aux NABA en HAUTE VOLTA  aujourd’hui  BURKINA FASSO qui a su récupérer une frustration communautaire faite aux gens du nord « les gens aux grands Boubous » desquels il se réclame de façon éhonté, pour se hisser a la tête de l’état ivoirien pour se remplir les poches de biens publics, lui et sa fratrie pour assouvir un vieux dessein de domination sociopolitique par le bien matériel puiser dans les caisses de l’état, en espérant ainsi effacer un passé généalogique peut flatteur pour un mégalomane comme lui, j’aime pas les comparaison entre le vrai et l’ivraie… »

 

 

 

 

DA candy lepetitfils :leader de la légitimité citoyenne exilé politique(conformément aux dispositions de laconvention de Genève de 1951 et de son protocole de 1967 relatif aux statuts de réfugiés,et de la convention de l’OUA de 1969

Et protéger par la ;«Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Adoptée et ouverte à la signature, à la ratification et à l'adhésion par l'Assemblée générale dans sa résolution 39/46 du 10 décembre 1984

Entrée en vigueur: le 26 juin 1987, conformément aux dispositions de l'article 27 (1)

Article 3

1. Aucun Etat partie n'expulsera, ne refoulera, ni n'extradera une personne vers un autre Etat où il y a des motifs sérieux de croire qu'elle risque d'être soumise à la torture.

2. Pour déterminer s'il y a de tels motifs, les autorités compétentes tiendront compte de toutes les considérations pertinentes, y compris, le cas échéant, de l'existence, dans l'Etat intéressé, d'un ensemble de violations systématiques des droits de l'homme, graves, flagrantes ou massives

-------------------------------------------------------------------

Voirwww.dacandylepetitfils.over-blog.com

www.lepetitfilsdacandy.webnode.fr

www.legitimite-citoyenne.centerblog.net

merci citoyen !!!

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

(2)

‘‘Le vrai bonheur on l’apprécie lorsqu’on la perdu’’ disait Félix Houphouët-Boigny aux Ivoiriens (2)

DCL-AU-depart

 Par Ben Ismaël ; Chronique diplomatique/ SOURCE : L’intelligent d'Abidjan - 9/7/2012 

Le président Félix Houphouët-Boigny, avait le goût des messages codés que les intellectuels, universitaires, biographes ivoiriens n’ont pu évaluer le contenu.

 

 

A quoi ressemble cette phrase : « le vrai bonheur on l’apprécie lorsqu’on l’a perdu ». Une simple émotion spirituelle de Félix Houphouët-Boigny qui exprimait au soir de sa vie politique le dégoût qu’il avait des comportements des Ivoiriens, et dont témoignent les évènements sociopolitiques qui secouent la Côte d’Ivoire : Des évènements atroces de l’histoire politique, que Félix Houphouët-Boigny a vu venir : le coup d’Etat militaire qui chasse Henri Konan Bédié du pouvoir le 24 décembre 1999. Le coup d’Etat manqué et la rébellion armée contre le pouvoir d’Etat de Laurent Gbagbo en septembre 2002.

 

 

 

La vision de Félix Houphouët-Boigny était très claire : il savait que les Ivoiriens se heurteront à une impasse logique, où il sera difficile d’imaginer les conséquences directes « Le vrai bonheur on l’apprécie lorsqu’on l’a perdu ». Une réflexion spirituelle, une émotion bien pensée qui, pendant plus de 30 ans avait été enseignée par Félix Houphouët-Boigny, appuyé par le concept du dialogue pour briser les murs de la haine, la vengeance, la revanche… des désagréments de comportements inutiles. Pendant plus de 30 ans, Félix Houphouët-Boigny avait travaillé sur le « vrai bonheur et averti les Ivoiriens, lorsque ce bonheur est perdu » en compagnie de ses disciples : Philippe Yacé, Mathieu Ekra, Coffi Gadeau, Mamadou Coulibaly, Konan Kanga, Alphonse Boni, Auguste Denise, Anoma Joseph. Des nobles politiciens qui avaient érigé la Côte d’Ivoire au rang des pays, candidat au prix Noble de la paix.

 

 

 

« Le vrai bonheur on l’apprécie lorsqu’on l’a perdu », on ne peut rien soustraire de cette pensée spirituelle de Félix Houphouët-Boigny, quand je regarde la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens qui se ‘’cherchent’’. Ils ont perdu toute célébrité, sous les poids indiscernables de la guerre, de l’intolérance, le tout dans un anonymat économique, politique et diplomatique. « Le brai bonheur on l’apprécie lorsqu’on l’a perdu » Félix Houphouët-Boigny a eu raison : le dialogue, la tolérance, l’amour qui avaient rendu la Côte d’Ivoire glorieuse dans le monde, en Afrique et dans la sous-région ouest-africaine n’existent presque plus. Félix Houphouët-Boigny a eu raison. La Côte d’Ivoire se ‘’cherche’’. Mêmes les héritiers, disciples, successeurs politique ont perdu la noblesse et la courtoisie politique.

DCL-chez DASSAUT-A

« Le vrai bonheur on l’apprécie lorsqu’on l’a perdu ». Félix Houphouët-Boigny a eu raison. On ne sait plus sur quel concept idéologique politique’’ travaillent, héritiers, disciples, ou successeurs de Félix Houphouët-Boigny. A l’analyse, personne n’a compris le premier président de la Côte d’Ivoire, totalement oublié aujourd’hui. « Le vrai bonheur on l’apprécie lorsqu’on l’a perdu.» C’est chose faite : pas de dialogue politique. Les intellectuels, universitaires, historiens, n’ont pu évaluer le message codé de Félix Houphouët-Boigny. Voilà ce que je constate tous les jours depuis le décès de Félix Houphouët en décembre 1993. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire connaît une nouvelle génération d’hommes politiques, intellectuels, en évolution.

 

 

 

Mais en réalité, cette nouvelle naissance est ratée. Parce que, cette nouvelle génération pense que son heure est arrivée et dire qu’ils sont héros, titulaires de doctorat d’Etat en économie, agrégés en philosophie, professeurs en histoire arabo-africaine, au point qu’ils disent savoir tout. Ils veulent plaire. Mais à qui ? La Côte d’Ivoire à une véritable histoire politique et la nouvelle génération d’hommes politiques doit faire appel à la scène fondatrice de l’histoire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire et ce morceau de texte civique de son hymne national. « Notre devoir sera d’être un modèle ».

 

 

 

Le président Félix, Houphouët-Boigny n’était ni un agrégé en grammaire, ni en sciences politiques. Mais ses valeurs d’hommes d’Etat, de dialogue, avait fait de la Côte d’Ivoire, une plaque tournante de la paix en Afrique. « Le vrai bonheur, on l’apprécie lorsqu’on l’a perdu » Félix Houphouët-Boigny savait avec autant de xxx dans le langage baoulé, ce qui allait bel et bien se passer des évènements douloureux qui menaçaient la Côte d’Ivoire. « Le vrai bonheur, on l’apprécie, lorsqu’on l’a perdu.»

 

 

 

Chaque lettre de cette pensée spirituelle a prouvé que Félix Houphouët-Boigny était un grand homme d’Etat, doté d’une authentique littérature pensée africaine, surtout de l’ethnie Akan et du langage baoulé.

 

Par Ben Ismaël ; Chronique diplomatique 

 

 

commentaire de Lepetitfils Da candy

dcl-motreal

  Lepetitfils Da Candy: Leader de la légitimité citoyenne exilé politique(conformément aux dispositions de la Convention de Genève de 1951 (et protéger par l’article 33 de ladite convention) et de son protocole de 1967 relatif aux statuts de réfugiés, et de la convention de l’OUA de 1969

Et protéger par la ; «Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

 

Adoptée et ouverte à la signature, à la ratification et à l'adhésion par l'Assemblée générale dans sa résolution 39/46 du 10 décembre 1984 

Entrée en vigueur: le 26 juin 1987, conformément aux dispositions de l'article 27 (1) 

Article 3  

 

1. Aucun Etat partie n'expulsera, ne refoulera, ni n'extradera une personne vers un autre Etat où il y a des motifs sérieux de croire qu'elle risque d'être soumise à la torture. 

 

2. Pour déterminer s'il y a de tels motifs, les autorités compétentes tiendront compte de toutes les considérations pertinentes, y compris, le cas échéant, de l'existence, dans l'Etat intéressé, d'un ensemble de violations systématiques des droits de l'homme, graves, flagrantes ou massives 

--------------------------------------------------------

dcl-DASSAUT-BDACLEF chez DASSAUT

Voir 

www.dacandylepetitfils.over-blog.com 

www.lepetitfilsdacandy.webnode.fr 

www.legitimite-citoyenne.centerblog.net 

Merci citoyen !!! 

Lire la suite
Publicité

Tacler dans le dos en 2000 par une mafia internationale la côte d’ivoire de FELIX HOUPHOUET BOIGNY s’est affaisser en 2010

18 Juillet 2012 , Rédigé par dacandylepetitfils

GBAGBO

PROPOSER par Lepetitfils Da Candy leader de la legitimite citoyenne en exil politique forcé

 

 

Contact : article9et14duh_article3ctun@hotmail.fr

 

 

Côte-d’Ivoire-Retour sur l’élection calamiteuse de Laurent Gbagbo en octobre 2000

 

Un mois mouvementé en attendant le clash final

 

6 octobre 2000 : et les candidats retenus par Cour suprême pour la présidentielle sont … Robert Gueï, Laurent Gbagbo, Théodore Mel Eg, Nicolas Dioulo, Francis Wodié.

 

Cherchez Ouattara. Cherchez aussi un candidat du PDCI. Bédié s’était déclaré candidat et avait, comme Ouattara, fait déposer un dossier.

 

Le lendemain, les Etats-Unis suspendent leur aide à la préparation des élections en raison de la décision de la Cour suprême d’exclure 14 des 19 candidats. A contrario, la France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, estime que « l’élection à venir est légale car elle est conforme à la Constitution ivoirienne ». Tellement « légale » que la junte avait dû instaurer le couvre-feu pour annoncer le nom des heureux gagnants de cette parodie d’élection à venir.

 

Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, fait dire qu’il « déplore vivement les restrictions ainsi portées au libre choix des électeurs ivoiriens ».
Finalement, l’Union européenne suspendra elle aussi – et donc la France – son assistance financière à la présidentielle.

 

8 octobre 2000 : exercice de style genre faux-cul réussi avec brio par Gueï qui déclare : « J’aurais souhaité certes qu’il y ait plus de candidatures, plus de candidats pour que la démocratie puisse être une réalité, mais avec cinq déjà je crois que la démocratie n’a pas perdu la bonne route. »

 

9 octobre 2000 : les généraux Lassana Palenfo et Abdoulaye Coulibaly, toujours réfugiés à l’ambassade du Nigeria à Abidjan, écrivent à Gueï : « Contrairement à ce que tu affirmes, ta candidature et ta volonté d’écarter celles des autres est le problème majeur de la Côte d’Ivoire

aujourd’hui. Toute autre considération n’est que diversion. Si demain notre pays brûle, tu en seras le premier responsable. »

 

11 octobre 2000 : un groupe de « barons » et députés du PDCI officialise son ralliement à Gueï. Polémique sur leur nombre exact.

 

 

19 octobre 2000 : Gueï assure qu’il reconnaîtra sa défaite s’il est vaincu et remettra le pouvoir. Les Imams demandent aux musulmans « de rester chez eux le jour du vote ».

 

La BCEAO porte plainte contre l’Etat ivoirien

L'afrique de l'ouest est mal parti

La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a décidé de porter plainte contre l’Etat ivoirien, pour le “préjudice” subi lors de l’intervention de la gendarmerie ivoirienne dans les locaux de son agence à Abidjan, a annoncé le vice-gouverneur de la BCEAO, Justin Damo Baro.

 

Des gendarmes sont intervenus le 13 octobre dans les locaux de la BCEAO à Abidjan, dans le cadre d’une enquête sur des détournements de fonds sous le régime du président déchu Henri Konan Bédié.

 

Un haut fonctionnaire de la banque avait alors considéré cette “intrusion” comme “une violation des textes”, la BCEAO étant “protégée au même titre que les représentations diplomatiques par la convention de Vienne”.

 

Laurent Gbagbo accède à la présidence dans les pires conditions

Le socialiste Laurent Gbagbo, candidat à l’élection présidentielle du 22 octobre, a finalement été reconnu vainqueur de ce scrutin par le président de la chambre constitutionnelle de la cour suprême, Tia Koné, récupérant sa « victoire » grâce à la rue. Mais à quel prix !

 

 

Si les manifestations de rue ont pu être considérées comme légitimes au regard du dernier coup de poker qu’avait voulu jouer le général Gueï pour se maintenir au pouvoir, que dire de ces chasses à l’homme sanglantes, orchestrées selon toute vraisemblance par le Front populaire ivoirien, le FPI, parti d’obédience « socialiste » que contrôle totalement le nouveau président ?

 

 

Une fois sa victoire acquise par les urnes – mais peut-on parler de victoire lorsque plus de la moitié de la population a boudé ce scrutin ? – Laurent Gbagbo a voulu étouffer dans l’œuf toute tentative de remise en cause de sa légitimité. Comme d’autres « présidents » avant lui, une méthode à la Eyadéma du Togo, à la Henri Konan Bédié en 1995, à la seule différence de taille, c’est que ces gens de pouvoir, au moment où ils lançaient la répression contre les contestataires, avaient la mainmise sur les forces de sécurité. Dans la Côte d’Ivoire de ce mois d’octobre 2000, pour écraser la demande des sympathisants de l’ancien Premier ministre, Alassane Ouattara, qui réclamaient la reprise des élections avec leur candidat « naturel », le FPI a lancé dans la rue des gens que, sous d’autres cieux et en d’autres temps, l’on appellerait bien volontiers des nervis.

 

Des militants politiques abreuvés depuis des mois d’un discours xénophobe irrationnel

 

Pour qui a connu l’époque du Front républicain, époque où le FPI de Gbagbo et le Rassemblement des républicains (RDR) de Ouattara luttaient la main dans la main pour dénoncer la démocratie de façade qu’ils subissaient, d’élections truquées en élections truquées, ce qu’on a pu entendre et voir à Abidjan ces derniers jours donne à désespérer de la politique.

 

« Burkinabè, on veut pas! », criait les gros bras du FPI dans les rues d’Abidjan. lançant ailleurs, « On va les tuer ». « Scènes de chasse à l’homme », a résumé le titre d’une dépêche de l’AFP.

 

A la veille du scrutin du 22 octobre, Laurent Gbagbo déclarait : « Au FPI, nous avons estimé que le poste de président de la République n’est pas un poste pour des retraités hauts fonctionnaires d’autres pays… Ce n’est pas une prise de position contre un musulman, contre un homme du nord », allusion évidente aux origines burkinabè d’Alassane Ouattara. Et d’ajouter : « Les socialistes ne sont pas laxistes, ils sont aussi patriotes ».

Le résultat de tel propos ? Gourdins et machettes en mains, les « Fpéistes », appuyés par la gendarmerie, ont pourchassé tout ce qui ressemblait à un « Dioula », les ressortissants du Nord, région d’origine de M. Ouattara.

 

Si le patriotisme doit en passer par là, il y a tout lieu de se demander ce que peut bien vouloir encore signifier l’ »internationale socialiste ». « Qu’un sang impur abreuve nos sillons », ont chanté et chantent encore des milliers de petits (ou grands) Français, sans trop comprendre le sens des paroles de leur hymne national. En côte d’Ivoire, après le cours de musique, les apprentis nationalistes sont passés à la pratique, sans la surveillance du maître d’école.

 

Et comme un peu partout, la masse assimile très vite « l’étranger » à celui qui est différent : du Burkinabé musulman, on glisse au Dioula ivoirien musulman, puis au « nordiste », tout simplement.

 

Un président de la République se devant par définition, de se mettre, une fois élu, au-dessus des partis, Laurent Gbagbo devra très rapidement faire montre de « gestes forts », voire même « très forts », pour ressouder la population ivoirienne. A défaut, il risquera de demeurer le « président » d’un groupe ethnico-régional, dont tous ceux qui ne se reconnaissent pas en lui attendront le départ, d’une manière ou d’une autre.

 

L’armée ivoirienne étant aujourd’hui à l’image de la population, c’est dire très divisée, on comprend dès lors, pourquoi, dans son discours d’investiture, le 26 octobre, le nouveau président s’est empressé de déclarer que sa que sa priorité serait « la refondation du système de défense et de sécurité pour réconcilier le peuple avec son armée ». Peut-être aussi avec les hommes politiques ?

 

Ces quelques jours où tout a failli basculer dans la guerre civile

masse-popu

 

Dimanche 22 octobre : jour de l’élection présidentielle, après dix mois de transition militaire.
Les deux principaux candidats sont le général Robert Gueï et le leader socialiste Laurent Gbagbo.
Deux grands partis, le Rassemblement des Républicains (RDR) et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) avaient appelé au boycottage.

 

Lundi 23 : les derniers résultats publiés par la Commission nationale électorale (CNE) et portant sur 7,8 % des inscrits créditent Laurent Gbagbo de 51,35 % des suffrages contre 40,40 % au général Gueï.

Laurent Gbagbo présente ses propres résultats, portant sur plus de la moitié des inscrits et qui le créditent de 61,67 % des suffrages.

 

Dans l’après-midi, des militaires investissent pendant plus d’une heure les locaux de la CNE, en interdisant l’accès aux journalistes. Dans la soirée, la gendarmerie et l’armée dispersent à coups de grenades lacrymogènes et de matraques quelques centaines de militants du Front populaire ivoirien (FPI) de M. Gbagbo à Abidjan.

 

Mardi 24 : en début d’après-midi, des militaires interviennent à la CNE et conduisent sous escorte son président, Honoré Guié, auprès du général Gueï.

 

Le ministre de l’Intérieur annonce la dissolution de la CNE et la victoire du général Gueï avec 52,72 % des suffrages.

 

M. Gbagbo, dont le parti avait mis en place un décompte parallèle, se déclare vainqueur et “chef de l’Etat” et appelle ses partisans à descendre massivement dans les rues, partout en Côte d’Ivoire.

 

Le général Gueï se proclame “premier président de la deuxième République”.

 

Des milliers de manifestants descendent dans les rues à Abidjan, aux cris de “Gueï, voleur”. Neuf personnes sont tuées lors de la répression par la Garde présidentielle, annonce le FPI. De nombreuses manifestations ont aussi lieu dans plusieurs grandes villes de province.

 

La junte instaure un couvre-feu et l’état d’urgence dans la soirée.

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, déclare : “Nous assistons à une tentative de coup de force. La France ne l’acceptera pas, ni l’Union européenne, et en tirera les conséquences”.

 

Les Etats-Unis dénoncent la proclamation de la victoire du général Gueï.

 

Mercredi 25 : plusieurs centaines de milliers de civils descendent dans les rues pour exiger la reconnaissance de la victoire de M. Gbagbo. De très violents affrontements les opposent à la garde rapprochée du général Gueï, mais la gendarmerie se rallie peu à peu aux manifestants.

 

Le ministre de la Communication, le capitaine de frégate Henri Sama, annonce qu’il démissionne de la junte et qu’il reconnaît la victoire de M. Gbagbo.
Laurent Gbagbo réaffirme être le vrai président élu et remercie ses troupes sur les ondes de la radio et de la télévision nationales. Il annonce la prochaine formation d’un gouvernement.

 

Dans la soirée, la présidence tombe aux mains de forces de sécurité ralliées aux manifestants.

 

Le chef d’état-major de l’armée, le général Soumaïla Diabakate, déclare que tous les corps d’armée se sont mis “à la disposition” de M. Gbagbo.
Le président sud-africain Thabo Mbeki appelle à de nouvelles élections.

 

Le RDR réclame un nouveau scrutin “avec la participation de tous les candidats”.

 

Jeudi 26 : des affrontements d’une extrême violence entre militants nordistes musulmans partisans du RDR et militants sudistes du FPI font plusieurs dizaines de tués. Une quarantaine de morts sont recensés à Abidjan. Les affrontements se traduisent par l’attaque de plusieurs mosquées et des jets de pierre contre des églises.

 

Le ministre de la Sécurité annonce que le couvre-feu est prolongé jusqu’au 28 octobre et l’état d’urgence instauré et que les forces de sécurité sont déployées sur l’ensemble du territoire.

 

La CNE proclame la victoire de Laurent Gbagbo, élu président de la République au premier tour avec 59,36 % des suffrages.

 

Le général Mathias Doué, numéro 2 de l’ancienne junte, rencontre Alassane Ouattara dans la résidence de l’ambassadeur d’Allemagne à Abidjan où il a dû se réfugier, des militants du FPI et des gendarmes ayant tiré sur son domicile, dans le quartier de Cocody, à Abidjan.

 

La France demande “la tenue, selon le calendrier prévu, des élections législatives”, entérinant la “victoire” de Gbagbo.

 

 

Le président de l’OUA, le Togolais Gnassingbé Eyadéma, annonce vouloir réunir le “Comité des dix” de l’OUA, souhaite la tenue d’une nouvelle présidentielle et déclare que son pays est prêt à accueillir le général Gueï.

 

Le FPI et le RDR lancent un appel commun au calme et annoncent une prochaine rencontre entre MM. Gbagbo et Ouattara.

 

Le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan appelle à la tenue de nouvelles élections pour mettre fin aux violences.

 

Vendredi 27 : le président Laurent Gbagbo forme son premier gouvernement qui compte 23 membres dont 17 de son parti le Front populaire ivoirien (FPI) et 6 appartenant à d’autres partis.
Le Premier ministre, chef du gouvernement, chargé de la planification et du développement nommé le matin, est Affi N’Guessan.

 

M. Gbagbo a fait entrer dans son gouvernement quatre ministres du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, au pouvoir de 1960 au coup d’Etat du 24 décembre dernier).

 

Le Parti ivoirien des travailleurs (PIT), dont le dirigeant Francis Wodié était candidat à la présidentielle du 22 octobre, a obtenu deux portefeuilles. Les 17 autres ministres sont membres du FPI.

 

Le Rassemblement des républicains, (RDR) d’Alassane Ouattara qui avait été consulté par M. Gbagbo sur la formation de ce gouvernement refuse de participer à ce cabinet.

 

Découvert d’un charnier à Yopougon. Les corps de 40 à 50 personnes tuées par balle sont découverts près d’Abidjan, dans le quartier de Yopougon. Un survivant met en cause les forces de l’ordre. Les corps, apparemment tous d’hommes jeunes, présentent des traces de blessures par balles.

 

Le Premier ministre français Lionel Jospin estime qu’il “revenait aux Ivoiriens de décider” d’une nouvelle élection présidentielle, tout en soulignant que si on ne respectait pas le résultat de l’élection passée, “on risquerait de se trouver sans pouvoir”.

 

Le RDR fait un premier bilan des violences ethno-politiques : quelque 155 morts.

 

Samedi 28 : le président togolais Gnassingbé Eyadéma, président en exercice de l’OUA, nuance ces propos et déclare à Paris, à l’issue d’un déjeuner avec le président Chirac, que si le gouvernement formé par le président Gbagbo “convient aux Ivoiriens”, il faut “les accompagner”.

 

Les nouveaux ministres de l’Intérieur, Emile Boga Doudou, de la Défense Moïse Lida Kouassi, et de la Justice, Siene Oulaï, ainsi que le procureur d’Abidjan, se rendent sur les lieux du charnier découvert la veille, et exprime leur “indignation, au nom du président la République”.

 

Le RDR demande la création d’une commission d’enquête internationale sur les violences.

 

Dimanche 29 : le domicile d’Alassane Ouattara est transformé en hôpital de fortune où affluent des dizaines de blessés dont certains sont demeurés pendant deux jours avec leurs balles dans le corps.

 

Le retour au calme, après une première nuit sans couvre-feu depuis le 24 octobre se confirme.

Le gouvernement se déclare favorable à l’ouverture d’une enquête internationale, sur le charnier découvert vendredi 27.

Lundi 30 : les Etats-Unis se déclarent prêts à travailler avec le nouveau président Laurent Gbagbo, tout en souhaitant la tenue de nouvelles élections présidentielles. “Nous pensons qu’il faut premièrement tenir les élections législatives prévues (le 10 décembre) et deuxièmement avoir une élection présidentielle libre, équitable et ouverte à tous”, déclare le porte-parole du département d’Etat, Richard Boucher.

Photo

 

(2)

 

L’appel américain à une nouvelle élection présidentielle est relayé par les présidents sud-africain et nigérian, Thabo Mbeki et Olusegun Obasanjo. Dans un communiqué, les deux présidents déclarent que “les intérêts du peuple ivoirien pourront être mieux servis, si de nouvelles élections présidentielles étaient organisées à une date acceptée par tous les partis politiques”.

 

 

Laurent Gbagbo forme son premier gouvernement en attendant les législatives

Le président Laurent Gbagbo a formé vendredi 27 octobre son premier gouvernement qui compte 23 membres dont 17 ministres de son parti, le Front populaire ivoirien (FPI), quatre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, au pouvoir de 1960 au coup d’Etat du 24 décembre dernier) et deux du Parti ivoirien des travailleurs (PIT), dont le dirigeant Francis Wodié était candidat à la présidentielle du 22 octobre.

 

 

Le Premier ministre, chef du gouvernement, chargé de la planification et du développement est Affi N’Guessan.

Le Rassemblement des républicains, (RDR) d’Alassane Ouattara qui avait été consulté par M. Gbagbo sur la formation de ce gouvernement n’a pas voulu y prendre part.

 

 

Le président Gbagbo procédera à un remaniement gouvernemental après les élections législatives prévues le 10 décembre, a annoncé le porte-parole du nouveau gouvernement, Mamadou Koulibaly, à la télévision ivoirienne. “Le président a proposé un forum national avec toutes les religions pour discuter comment construire la nation. Les principes de base sont que la Constitution n’est pas à remettre en cause et que l’élection n’est pas à refaire”, a-t-il dit. Le porte-parole a enfin indiqué que les premiers objectifs du gouvernement étaient que “l’armée regagne sa fonction principale, regagne la caserne”.

 

 

Affi N’Guessan, le nouveau Premier ministre

M. Affi N’Guessan, Premier ministre, qui était directeur de campagne de M. Gbagbo, est âgé de 47 ans. Il était ministre du Tourisme dans le gouvernement de transition du général Robert Gueï.

Ingénieur des Télécommunications, M. N’Guessan, qui est de l’ethnie agni (groupe akan), est originaire de Bongouano, à environ 200 KM, à l’Est d’Abidjan, dans la région du N’Zi Como.

Marié et père de cinq enfants, M. N’Guessan est le frère cadet de M. Kouamé Oi Kouamé Bernard, maire de la ville d’Arrah, qui avait démissionné du PDCI-RDA, l’ex-parti au pouvoir, en janvier dernier, pour adhérer au RDR de Ouattara.

 

 

Le gouvernement de Côte d’Ivoire, formé le 27 octobre 2000

Président : Laurent Gbagbo

Premier ministre, chef du gouvernement, chargé de la planification et développement : Affi N’Guessan (FPI)
Ministres d’Etat
Affaires étrangères : Aboudramane Sangaré (secrétaire général du FPI)
Intérieur et décentralisation : Emile Boga Doudou (2e secrétaire général adjoint du FPI)
Défense et protection civile : Moïse Lida Kouassi (FPI)
Ministres
Economie et Finances, porte-parole du gouvernement : Mamadou Koulibaly (FPI)
Justice et Liberté publique : Siene Oulaï (FPI)
Enseignement supérieur et recherche scientifique : Sery Bailly (FPI)
Education nationale : Michel Nguessan Amani (FPI)
Travail, fonction publique, et réforme administrative : Hubert Oulaï (FPI)
Mines et énergie : Léon Emmanuel Monnet (FPI)
Santé : Raymond Abouo N’Dori (FPI)
Agriculture et ressources animales : Alfonse Douaty (FPI)
Infrastructure économique : Patrick Achi (PDCI)
Commerce et industrie : Bohoun Bouabré (FPI)
Tourisme et artisanat : Odette Sauyet Lilikouet (présidente de l’organisation des femmes du FPI)
Construction et urbanisme : Assoa Adou (FPI)
Transport : Aimé Kabran Appiah (PIT)
Sécurité sociale et solidarité nationale : Clotilde Ohouochi (PDCI)
Culture et communication : Dramane Koné (FPI)
Environnement, eau et forêt : Angèle Boka (PIT)
Famille, femme et enfant : Henriette Lagou PDCI
Jeunesse : Danon Djédjé (FPI)
Sport : Geneviève Bro Grebé (PDCI)
haut

 

 

Les réactions internationales

nos condoleances à vos pouvoirs Messieurs les Présidents

Thabo Mbeki et Olusegun Obasanjo pour de nouvelles élections en Côte d’Ivoire
Le président sud-africain, Thabo Mbeki et son homologue nigérian Olusegun Obasanjo ont lancé un appel commun pour de nouvelles élections présidentielles en Côte d’Ivoire. Dans un communiqué rédigé après une conversation téléphonique, les deux présidents déclarent que “les intérêts du peuple ivoirien pourront être mieux servis, si de nouvelles élections présidentielles étaient organisées à une date acceptée par tous les partis politiques» . Ils ont également demandé la formation d’un gouvernement d’unité nationale pour conduire le pays jusqu’à de nouvelles élections et afin d’empêcher de nouvelles violences.

 

 

L’Union Européenne appelle les Ivoiriens au respect des droits de l’homme

L’Union européenne a appelé, dans une déclaration de sa présidence française, tous les Ivoiriens au respect des droits de l’homme. “L’Union européenne qui a exprimé sa grave préoccupation devant les violences récentes, suivra avec une attention toute particulière les enquêtes diligentées sur le massacre de Yopougon à Abidjan”, indique un communiqué de l’UE qui prend note de la volonté du gouvernement ivoirien de faire la lumière sur ce massacre.

 

 

Washington prêt à travailler avec Gbagbo, mais veut de nouvelles élections

Les Etats-Unis se sont déclarés prêts à travailler avec le nouveau président, tout en souhaitant la tenue de nouvelles élections présidentielles. “Nous pensons qu’il faut premièrement tenir les élections législatives prévues (le 10 décembre) et deuxièmement avoir une élection présidentielle libre, équitable et ouverte à tous”, a affirmé le porte-parole du département d’Etat, Richard Boucher. L e porte-parole américain a réaffirmé que la présidentielle du 22 octobre, qui a vu la victoire de Laurent Gbagbo sur le chef de la junte militaire qui avait pris le pouvoir en décembre, le général Robert Gueï, avait été “faussée” en raison de l’élimination de candidats importants.
La tenue des élections législatives le 10 décembre dans de bonnes conditions sera “un pas important pour créer les conditions pour une élection présidentielle libre, honnête et ouverte à tous, dans laquelle tous les Ivoiriens pourront faire entendre leur voix”. Les Américains qui voyagent se voient toujours conseiller d’éviter la Côte d’Ivoire.

 

 

L’OUA, “gravement préoccupée”, lance un appel au calme

L’Organisation de l’unité africaine (OUA), qui s’est dit “gravement préoccupée”, a appelé le peuple et les responsables politiques ivoiriens à garder le calme.
En outre, l’organisation panafricaine demande aux mêmes responsables politiques de la Côte d’Ivoire de “créer les conditions propices au rétablissement rapide des institutions démocratiques dans le pays afin de satisfaire les aspirations profondes du peuple de la Côte d’Ivoire”. L’OUA n’avait pas envoyé d’observateurs pour suivre le déroulement de l’élection présidentielle.

 

 

Lionel Jospin : “c’est aux Ivoiriens de décider” d’une nouvelle présidentielle

Le Premier ministre français Lionel Jospin a estimé qu’il “revenait aux Ivoiriens de décider” d’une nouvelle élection présidentielle, tout en soulignant que si on ne respectait pas le résultat de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, “on risquerait de se trouver sans pouvoir”.

 

 

“Il y a eu une élection dans un contexte particulier puisque certains candidats ont été écartés, mais elle s’est produite et les résultats semblent montrer que celui qui l’a emporté (Laurent Gbagbo) l’a emporté largement et a recueilli une légitimité”, a-t-il indiqué. “Si on ne partait pas de ce point de départ, on risquerait de se trouver en Côte d’Ivoire aujourd’hui sans pouvoir pour poser les problèmes de la démocratie, des élections législatives voire la question de l’élection présidentielle elle-même”, a ajouté le chef du gouvernement. “Mais, c’est aux Ivoiriens d’en décider”, a-t-il dit.

 

 

Evoquant l’opposition entre les communautés ivoiriennes, M. Jospin a ajouté qu’”il n’avait pas une approche ethnique de la vie politique”.

 

 

Gnassingbe Eyadéma : “si cela convient aux Ivoiriens”, il faut “les accompagner”

 

 

Le président togolais Gnassingbé Eyadéma, président en exercice de l’OUA, a déclaré, à l’issue d’un déjeuner avec Jacques Chirac, que si le gouvernement formé par Laurent Gbagbo “convient aux Ivoiriens”, il faut “les accompagner”. Le président togolais s’était auparavant prononcé, au nom de l’OUA, en faveur de nouvelles élections présidentielles en Côte d’Ivoire. Comprenne qui pourra.

 

 

Le président togolais n’a pas confirmé si le “comité des 10” de l’OUA (Togo, Afrique du Sud, Algérie, Burkina Faso, Djibouti, Gabon, Ghana, Mali, Nigeria et Sénégal) allait prochainement se réunir. Le “Comité des dix” a été mandaté par le 36e sommet de l’OUA en juillet dernier à Lomé, et a fait des recommandations destinées à encourager le processus de démocratisation en Côte d’Ivoire.

 

 

Le Parti socialiste français derrière Gbagbo, la droite réclame de nouvelles élections

 

 

Après avoir exigé d’une même voix le départ du général Gueï, les partis politiques français ont marqué leur différence sur l’issue du scrutin présidentiel en Côte d’Ivoire, les socialistes se plaçant d’emblée derrière Laurent Gbagbo, la droite appelant à de nouvelles élections.

 

 

Le Parti socialiste a publié dès mercredi 25 un communiqué souhaitant à Laurent Gbagbo toute la “réussite nécessaire pour mettre la Côte d’Ivoire sur les rails de la démocratie”, “si les résultats définitifs confirment sa victoire”.

 

 

Le premier secrétaire du PS François Hollande, avait appelé “la France, l’Europe et l’ensemble des grands pays à faire pression” et à dire : “cela suffit, il y a un vainqueur, il faut qu’il soit président”.

 

 

Le PCF qui avait déploré “l’absence d’une véritable pluralité de candidatures”, n’a pas fait de commentaire depuis.
Pour le RPR, le parti du président Chirac, l’issue du scrutin est loin d’être tranchée. Sa présidente Michèle Alliot-Marie a demandé que de nouvelles élections soient organisées, faisant valoir que les dernières étaient “sujettes à caution puisque 80 % des Ivoiriens n’étaient pas représentés en raison de l’absence des principaux candidats”.

 

 

L’Internationale socialiste salue Gbagbo

Le président de l’Internationale socialiste (IS), Antonio Guterres, Premier ministre portugais, a salué “fraternellement” le président élu Laurent Gbagbo, à l’issue de la proclamation officielle des résultats. Antonio Guterres a invité Gbagbo, son “compagnon de lutte commune pour la démocratie et la justice sociale”, à participer à la prochaine réunion du Conseil de l’IS qui aura lieu les 10 et 11 novembre à Maputo (Mozambique).

 

 

Annan appelle à de nouvelles élections

Le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan a appelé le 26 octobre à la tenue de nouvelles élections pour mettre fin aux violences. M. Annan “pense qu’il existe maintenant une possibilité de mettre en place un processus politique démocratique qui permettra au peuple de Côte d’Ivoire d’élire librement ses représentants”, a dit le porte-parole de l’ONU Fred Eckhard.haut

depuis des siecles l'afrique brule

Portrait
Laurent Gbagbo, “l’opposant historique”

Laurent Gbagbo, 55 ans, président du Front populaire ivoirien (FPI, socialiste), vainqueur de l’élection présidentielle du 22 octobre, reste avant tout le symbole “historique” de l’opposition au régime de parti unique de Félix Houphouët-Boigny. Professeur d’histoire-géographie, originaire de l’ouest du pays, il se fait remarquer dès le début des années 1970 par un enseignement jugé “subversif” et son engagement dans un syndicalisme d’opposition au régime. En 1971, il est incorporé de force pendant près de deux ans, “emprisonné” dans un camp militaire où il aura pour instructeur un certain capitaine Robert Gueï. (on le plaint !) Il milite avec les enseignants syndicalistes et mène une fronde contre le régime au début des années 1980. En 1982, accusé d’être la figure de proue d’un “complot des enseignants” après avoir fondé clandestinement ce qui deviendra le FPI, il décide de s’exiler à Paris, où il obtiendra le statut de réfugié politique. Il ne regagne la Côte d’Ivoire qu’en 1988, pour participer au congrès constitutif de son parti, alors clandestin. Ce n’est qu’en mai 1990, lors de l’instauration officielle du multipartisme, qu’il peut se jeter ouvertement dans la bataille politique. Député à l’Assemblée nationale, il est en 1990 seul candidat à l’élection présidentielle contre le président Félix Houphouët-Boigny, qui règne sans partage depuis l’indépendance en 1960. Il obtient 11 % des voix, alors que le reste de l’opposition de gauche avait décidé de boycotter le scrutin. Son charisme et ses talents d’orateur, tout comme l’importance de son parti, vont faire de lui un véritable leader de l’opposition. En 1992, alors qu’il conduit des manifestations contre les interventions violentes de l’armée sur les campus, il est à nouveau emprisonné pour six mois, sur ordre d’Alassane Ouattara, alors Premier ministre. En 1995, son parti s’allie avec le Rassemblement des républicains (RDR, libéral) créé l’année précédente, dans un “Front républicain”, qui organise le “boycott actif” de la présidentielle de 1995. Mais le “Front républicain” éclate en 1999, peu après l’entrée en politique d’Alassane Ouattara, élu président du RDR. Après le putsch de décembre 1999, FPI et RDR entrent au gouvernement. Le parti de M. Gbagbo durcira rapidement le ton contre son ancien allié, développant un discours nationaliste contre “celui qui s’est découvert Ivoirien à l’âge de 40 ans” et s’alliant au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), l’ex-parti au pouvoir, pour militer contre la candidature de M. Ouattara. Son silence face aux dérapages du régime militaire a suscité des critiques et à la veille de l’élection présidentielle, le FPI est le seul parti encore au “gouvernement de transition”. Après la décision de la Cour suprême d’invalider les candidatures de Ouattara et des candidats du PDCI, Gbagbo s’est retrouvé seul face au général Robert Gueï, dans la course à la présidence.

 

 

 

Gbagbo en quelques dates

Né le 31 Mai 1945 à Gagnoa
École Primaire à Agboville et à Gagnoa
Certificat d’Etudes Primaires, en juin 1958 à Gagnoa
Petit Séminaire St-Dominique Savio, à Gagnoa, de la 6ème à la 3ème
BEPC, en juin 1962
De 1962 à 1965, Lycée classique d’Abidjan
Juin 1965 : Baccalauréat (Série Philosophie)
Après Propédeutique à Abidjan, il s’inscrit à l’Université de Lyon en France, en Lettres classique mais n’achèvera pas son cycle
De retour en Côte d’Ivoire, Il passe une Licence d’Histoire, en juin 1969
Retour en France, à la Sorbonne pour une Maîtrise d’Histoire en juin 1970
En 1970 : professeur d’Histoire et de Géographie au Lycée classique d’Abidjan
Le 31 Mars 1971, il est arrêté et envoyé dans les camps militaires d’Akouédo, de Séguéla et de Bouaké.
Libéré en Janvier 1973, il est affecté à la Direction de la Pédagogie
De septembre 1974 à septembre 1977, il occupe successivement les postes d’Attaché et de Chargé de Recherche
Juin 1979, il soutient une thèse d’Histoire (3ème Cycle) à l’Université Paris VII
1980, il est élu directeur de l’Institut d’Histoire
En 1982, il crée le Front Populaire Ivoirien (FPI), avant de s’exiler en France, où il obtient le droit d’asile en 1985.
En 1988, il revient en Côte d’Ivoire pour le Congrès Constitutif du Front Populaire Ivoirien (F.P.I). Il est alors élu Secrétaire Général du F.P.I
Novembre 1990, il est élu Député à l’Assemblée Nationale (Circonscription de Ouragahio)
Président du Groupe parlementaire du Front Populaire Ivoirien de 1990 à 1995
1996 réélu Député de Ouragahio
1996, élu président du FPI
Marié, il est père de quatre enfants.

 

 

Les résultats de la présidentielle

Laurent Gbagbo a été proclamé président de la république ivoirienne le 26 octobre par le président de la chambre constitutionnelle de la cour suprême, Tia Koné, lors d’une cérémonie au Palais présidentiel. Immédiatement après cette proclamation, M. Gbagbo a prêté serment.

 

M. Tia Koné a validé les résultats de l’élection présidentielle du 22 octobre publiés par la Commission nationale électorale (CNE) qui créditent M. Gbagbo, président du Front populaire ivoirien (FPI, socialiste) de 59,36 % des suffrages au premier tour (contre 32,72 % à l’ex-chef de la junte, le général Robert Gueï). La participation a été de 37,42 %, avec 2.049.018 votants sur 5.475.143 inscrits. 254.013 bulletins nuls ont été comptabilisés.

 

Laurent Gbagbo : 1.065.597 voix, soit 59,36 %,
Le général Gueï : 587.267 voix, soit 32,72 %.
Francis Wodié (PIT) : 102.253 voix, soit 5,70%
Théodore Mel Eg : 26.331 voix, soit 1,47%
Nicolas Dioulo : 13.558 voix, soit 0,76 %.

 

 

 

 

PROPOSER par  Lepetitfils Da candy leader de la legitimite citoyenne en exil politique forcé

Contact : article9et14duh_article3ctun@hotmail.fr

conference

 

Voir : www.lepetitfilsdacandy.webnode.fr  et www.legitimite-citoyenne.centerblog.net

 

Lire la suite

CITOYEN TON BLOG: www.malonnamadou.blog.fr, a des problèmes,

19 Juin 2012 , Rédigé par dacandylepetitfils

photo coupée

CITOYEN TON BLOG: www.malonnamadou.blog.fr, a des problèmes, au moment ou son compteur totalisateur affichait 492742 visiteurs, BRAVO Citoyen !!!. Pour remédier a ce petit problème passager peut être, nous avons créer des blogs supplétifs pour vous que sont:


A1---: www.legitimite-citoyenne.centerblog.net 



B2---: www.lepetitfilsdacandy.webnode.fr

 

Au surplus du present blog que tu visite maintenant qui est:

 
C3---: www.dacandylepetitfils.over-blog.com. 


Tes blog ici dont les adresse sont dessus mentionnées ont presque les mêmes contenus mais aux gestionnaires différents pour sauvegarder nos analyses.


MERCI citoyen !!! ce sont tes blogs donc visite les le jour au jour. A bientôt, la légitimité citoyenne est reconnaissante de votre soutien depuis 1994, de GJH à GRH et enfin la légitimité citoyenne votre mouvement politique d'utilité politique, doublement centriste, républicain social, totalement indépendant et Houphouetiste enragé. Donc 18 ans de soutien sans faille. MERCI pour tout, Citoyen !!!

 

 

 

A1---: www.legitimite-citoyenne.centerblog.net 



B2---: www.lepetitfilsdacandy.webnode.fr

 

Au surplus du present blog que tu visite maintenant qui est:

 
C3---: www.dacandylepetitfils.over-blog.com. 




Par  LEPETITFILS Da Candy Leader de la légitimité citoyenne en exil forcée  (on sera un jour)

 

Contact : article9et14_article3ctun@hotmail.fr

 

gabari

Lire la suite