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22 avril 2022 5 22 /04 /avril /2022 13:30
Procès de Nuremberg: Le procureur général américain Robert H. Jackson le 21 novembre 1945

Procès de Nuremberg: Le procureur général américain Robert H. Jackson le 21 novembre 1945

« EXTRAIT LITOTE. A relire après ajustement de l’erreur. MERCI»

Après la première guerre mondiale, les hommes de bon sens avaient demandé qu'une législation condamne plus sévèrement la guerre et qu'elle condamne non seulement les méthodes barbares des guerres modernes, mais encore les guerres d'agression ou les guerres dirigées contre la civilisation. Une fois de plus, les hommes d'Etat n'ont pas osé aller jusqu'au bout et se sont arrêtés en route. Ils ont été, dans leurs tentatives, trop timides, trop prudentes et souvent trop confuses. Cependant, après 1920, les guerres d'agression ont fini par être déclarées contraires à la loi.

Le principe selon lequel les guerres d'agression sont contraires à la loi a surtout été fixé dans le pacte Briand-Kellog conclu en 1928 et par lequel l'Allemagne, l'Italie, le Japon et presque toutes les nations du monde renonçaient à la guerre comme instrument de politique internationale, s'engageaient à chercher les moyens de régler à l'amiable les différends qui pourraient s'élever entre eux et déclaraient la guerre hors la loi en tant que moyen de régler des différends internationaux. Ainsi que l'avait déclaré en 1932 M. Stimson, ministre des Affaires étrangères des Etats-Unis, une telle guerre ne peut plus être ni le fondement, ni l'objet de droits ; elle ne peut plus être le moyen de défendre les traditions ou les droits d'une nation ; elle est tout simplement contraire à la loi.

Le protocole de Genève de 1924, relatif au règlement à l'amiable des différends internationaux, et signé par les représentants de quarante-huit gouvernements, a déclaré qu'une guerre d'agression était un crime international. Dans une résolution adoptée à l'unanimité par les représentants de quarante-huit Etats, y compris l'Allemagne, la huitième séance plénière de la Société des Nations a déclaré à son tour en 1927 qu'une guerre d'agression constituait un crime international. A la sixième conférence panaméricaine de 1928, les vingt et une républiques américaines ont adopté à l'unanimité une résolution disant que la guerre d'agression était un crime international commis contre l'humanité.

Recourir à la guerre, à n'importe quelle guerre, signifie avoir recours à des moyens qui, dans leur essence, sont criminels ; car elle représente inévitablement une série d'assassinats, d'agressions, d'attentats contre la liberté et d'atteintes à la propriété. Une guerre défensive est bien entendu légale et ceux qui la font conformément aux conventions et règles en vigueur ne se rendent pas coupables d'un crime. Il en va tout autrement pour les accusés. J'ai dit qu'il existait un accord qui interdisait les guerres d'agression et que ceux qui ont poussé à la lutte ou à la guerre se sont mis eux-mêmes hors la loi, et qu'obligatoirement ils doivent se soumettre à un jugement qui s'appuie sur les principes d'incrimination universellement reconnus. Les principes qui permettent d'établir les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité nous sont connus et ne nécessitent pas d'autres commentaires.

A la lumière des sentences du droit international et autant qu'il puisse être prouvé dans ce cas, je propose de qualifier d'agresseur l'Etat qui, le premier, commet un des actes suivants :

1°) déclaration de guerre à un autre Etat ;

2°) agression armée contre le territoire d'un autre Etat avec ou sans déclaration de guerre ;

3°) agression contre le territoire d'un autre Etat, à l'aide de forces terrestres, navales ou aériennes, avec ou sans déclaration de guerre ;

4°) mesures pour soutenir des bandes armées dans le territoire d'autres Etats, ou refus, malgré la demande du pays attaqué, de prendre des mesures dans son territoire, de retirer à ces bandes tout appui et toute protection

Je pense qu'on estime en général que des considérations politiques, militaires, économiques ou autres ne doivent pas servir d'excuse ou de justification à de telles mesures, mais que s'il s'agit du droit de légitime défense, c'est-à-dire de s'opposer à un acte d'agression, ou d'une aide accordée à un Etat attaqué, on ne peut parler de guerre d'agression. Le principe de la responsabilité personnelle pour la piraterie et le vol sur les grands chemins, qui ont été reconnus depuis longtemps par le droit des gens comme des crimes passibles d'être punis, est très ancien et bien fondé. Il en est de même de la conduite d'une guerre illégale. Ce principe de la responsabilité personnelle est aussi nécessaire que logique, si le droit des gens doit servir au maintien de la paix. Un droit des gens qui ne se rapporte qu'à des Etats, ne peut être pratiqué que par la guerre, parce que la méthode la plus efficace pour exercer une pression contre un Etat est la guerre.

Mais l'expérience a également montré que les guerres ne se laissent plus localiser. Toutes les guerres modernes aboutissent finalement à des guerres mondiales et il n'est pas possible à une grande nation d'éviter d'être entraînée. Si nous ne pouvons pas éviter d'être mêlés à la guerre, il reste l'espoir de la prévenir. Je me rends trop bien compte des faiblesses d'une intervention purement juridique pour prétendre que la décision prise d'après ce seul statut peut empêcher toute guerre future. Les procédures juridiques suivent toujours le fait accompli. On n'entreprend des guerres que lorsqu'on croit pouvoir les gagner. Menacer les fauteurs de guerre de sanctions sur leur personne s'ils perdent la guerre n'est pas un moyen suffisant pour l'empêcher, si les agresseurs estiment que le danger d'une défaite est minime. Mais le dernier moyen d'empêcher le retour continuel de guerres qui seront inévitables tant qu'existera un système d'illégalités internationales, est de rendre les hommes d'Etat responsables devant la loi. La seule façon d'en finir avec les tyrans, la force et les agressions est de soumettre tous les hommes à la même loi.

La véritable accusatrice ici est la civilisation. Elle attire l'attention sur les conséquences effroyables des attaques et des crimes. Elle attire l'attention sur l'affaiblissement physique, sur l'épuisement des sources de revenu et sur la destruction de tout ce qui avait été si beau et si utile dans de si nombreuses parties du monde et sur la possibilité de destruction encore beaucoup plus grande à l'avenir. Au milieu des ruines de cette ville antique et belle, où des milliers de personnes se trouvent encore enterrées sous les décombres, on n'a pas besoin de chercher longtemps des arguments pour appuyer l'idée que le fait de préparer et de mener une guerre d'agression est, au point de vue moral, le pire des crimes.

Les accusés n'ont plus qu'un seul espoir, celui que le droit des gens soit resté tellement en retard sur le sens moral de l'humanité qu'un crime, selon la conscience, ne soit pas considéré comme tel devant la loi. La civilisation se demande si la justice est tellement arriérée qu'elle se trouve complètement impuissante devant des crimes d'une telle ampleur et commis par des criminels d'une telle envergure. La question n'est pas de savoir comment rendre la guerre impossible, mais comment une procédure, fondée sur le droit des gens, pèsera dans la balance pour préserver désormais la paix et pour permettre aux hommes et aux femmes de bonne volonté de vivre libres et sous la protection de la loi.

Procès de Nuremberg: Le procureur général américain Robert H. Jackson le 21 novembre 1945

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(NOTRE COMMENTAIRE ? NOUS EN OSONS UN « 1 ».

 

De 1914-1918 et 1935-1945 au 24 février 2022 et suites ou suivants, les principes sont-ils devenus monnayables ? Et à quel prix ?

 

Comment prétendre respecter le sens de la justice internationale et resté passive devant une guerre d’agression délibérée ?

 

Quelle fierté peut-on tirer de la destruction d’une nation et du génocide d’un peuple ?

 

Le droit et la liberté, l’espoir et la quête de paix d’un peuple, peuvent-ils être soumis aux chantages des armes matériels ?

 

Les rapports étatiques du 21e siècle, comme depuis la nuit des temps doit-elle s’éternisé dans la logique de jungle ?

 

Oui, dans ce monde, du 21e siècle,  si le défi doit avoir un sens pour l’humanité et la civilisation, il importe dès lors de défier le camp de la  barbarie de la guerre d’agression, de l’injustice et de l’arbitraire, qui s’en prend aux valeurs de droits, de libertés, et de paix internationale.

 

Bon !  Face à une guerre d’agression, ou bien le monde fera le choix de la civilisation, ou bien nous demeurons tous dans la barbarie sanguinaire, des guerres agressions, injustifiable, irrecevable et inacceptable pour le sens de l’Humanité. Guerres d’agressions qui, est un Phénomène révélateur de la mentalité retardataire et de la culture de l’arbitraire, fondée sur la loi de la jungle, qui peuvent conduire a tout, oui a tout.

 

Hélas ! C’est un constant aujourd’hui en ce 21e siècle, la civilisation et l’humanité pèse quoi face aux Bombes de toutes sortes, surtout le nucléaire et le chimique et autres ? Donc pauvre du Monde, pauvre de Moi. Tout comme abasourdie face à la côte d’ivoire Du 18-19 septembre 2002, face à l’Ukraine de février 2022 qui suis-je ? Oui, qui suis-je ?

 

Mais de 1914-1918 et 1935-1945 au 24 février 2022 et suites ou suivants, les principes sont-ils devenus monnayables ? Et à quel prix ?  La civilisation et l’Humanité espère connaitre ce prix « nouveau ».)

 

Lepetitfils Da Candy Leader de la legitimité citoyenne.

 

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  • : Lepetitfils Da Candy: (Juriste politologue) militant des droits de l'homme et des libertés. Leader d'un mouvement d'utilité citoyenne la légitimité citoyenne (LC-CRS) en côte d'ivoire. Ce blog est destiné à tout les citoyens et citoyennes épris de paix ,de justice, de solidarité, de liberté, de tolérance, dans ce monde planétaire, dans lequel les hommes sont condamnés a vivre en commun dans le respect des lois que l'humanité s'est donner...
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