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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 01:37
GBAGBO : Il fallait écarter un concurrent gênant et on m’a transféré à la Haye. Je ne le regrette pas. Si j’étais revenu avec un titre de criminel, c’est vous qui alliez avoir honte. Or, même les blancs qui ne connaissent pas nos problèmes internes ont su que je ne suis pas un criminel. On peut m’accuser de beaucoup de choses, mais je ne suis pas un criminel.

GBAGBO : Il fallait écarter un concurrent gênant et on m’a transféré à la Haye. Je ne le regrette pas. Si j’étais revenu avec un titre de criminel, c’est vous qui alliez avoir honte. Or, même les blancs qui ne connaissent pas nos problèmes internes ont su que je ne suis pas un criminel. On peut m’accuser de beaucoup de choses, mais je ne suis pas un criminel.

J’étais à la Haye. Je n’ai pas vu le temps passer. Les gens me voyaient faire ma marche dans la cour, manger comme dix, et je me suis fait des amis. J’ai trouvé Jean-Pierre Bemba (ancien vice-président de la RDC » ; j’ai trouvé Charles Taylor «ancien Président libérien». Quelques temps après mon arrivée, Taylor a reçu une condamnation ferme, et il a été conduit dans une autre prison. Durant ma détention, presqu’un an à Korhogo, et sept ans à la Haye, je n’ai pas vu trop le temps passer. Les ivoiriens et les Africains d’Europe m’ont vraiment adopté. Tous les jours, j’étais occupé à recevoir. Ma petite femme, elle n’est pas ici, Nady, il faut la remercier. Quand on est en palabre avec une femme, on dit tout le mal d’elle. Quand elle a fait du bien, il faut aussi le reconnaitre.

Elle a quitté Accra «où elle était en exil» pour demander l’asile au Pays-Bas pour être à côté de moi. Elle venait me voir tous les jours. Les Pays-Bas ne lui ont pas accordé l’asile. C’est la Belgique qui lui a accordé l’asile. Le trajet de Bruxelles à la Haye fait 200 km. En aller-retour, ça fait 400 km. Donc, elle a bloqué trois jours, mardi, jeudi et samedi pour être à mes côtés. Elle parcourait 400km en voiture, principalement pour moi, pour ne pas que je sois seul. Elle me nourrissait. J’étais dans des conditions difficiles parce que je n’avais pas d’argent en prison. C’est elle qui me donnait chaque mois de l’argent. Parce qu’en prison, la nourriture n’est jamais bonne «rires dans la foule». Même si c’est une prison de Blanc. On se cotisait à trois pour nourrir la dizaine de prisonniers qui étaient avec nous. Il y avait Taylor, Bemba et moi. Quand Taylor est parti, il restait Bemba.

Après on a libéré Bemba, je me suis retrouvé seul à cotiser «rires dans la foule». C’était l’argent de Nady. Il faut la remercier parce qu’elle m’aidait à nourrir tous les africains qui étaient en prison avec moi. C’est comme ça que j’ai vécu pendant huit ans. Puis, un jour le procès a commencé. Au début, j’avais un peu peur. Je me demandais si mes gens n’ont pas commis des crimes qu’ils m’ont cachés. Je n’avais pas de fusil, si on m’a arrêté, c’est parce qu’il y avait les FDS. Quand Bensouda «le procureur de la CPI» a donné les raisons de ma présence à la CPI, j’ai commencé à rire «rires dans la foule». J’ai dit à mon avocat principal, Me Altit, que le dossier est vide et qu’il pouvait me défendre. Durant les audiences, il y a des témoins qui ignoraient jusque le nom de leur village. Il y en a qui ne me connaissaient même pas. D’autres voulaient même me saluer. On s’est amusé comme ça, sauf qu’on était en prison. Ce n’était pas sérieux !

Il fallait écarter un concurrent gênant et on m’a transféré à la Haye. Je ne le regrette pas. Si j’étais revenu avec un titre de criminel, c’est vous qui alliez avoir honte. Or, même les blancs qui ne connaissent pas nos problèmes internes ont su que je ne suis pas un criminel «applaudissements nourris». On peut m’accuser de beaucoup de choses, mais je ne suis pas un criminel «fou rire dans la salle». En novembre 2018, le procureur annonce des témoins. 82 sont passés. Le juge demande au procureur s’il y a encore des témoins. Le Bureau du procureur répond par la négative en déclarant que les autres témoins refusent de venir. C’est ainsi que les trois juges ont appelé nos avocats pour leur demander de plaider. Pour moi, les témoins nous ont déjà blanchis.

Nos avocats ont plaidé. Après les congés de Noel, à la reprise des audiences, le 15 janvier 2019, le juge principal, Cuno Tarfusser, a indiqué que l’accusation n’a pas été seulement faible, mais qu’elle a été extrêmement faible. Son collègue de la Jamaïque et lui ont décidé de nous acquitter. Le procureur demande à faire appel. Mon avocat me demande la conduite à tenir. Je lui réponds que l’essentiel est fait et que je suis acquitté. En février 2019, on nous a fait sortir. J’ai fait venir Nady, elle est venue me chercher et je suis allé à Bruxelles. C’est là-bas que Guikahué et l’équipe dirigeante du PDCI sont venus me rencontrer au nom du Président Bédié. Après, vous le savez, j’ai reçu Bédié lui-même à Bruxelles. Un jour, un agent d’un ministère en Belgique me fait parvenir un mot me reprochant de faire de la politique parce que j’ai reçu le président Bédié.

Alors je lui demande la conduite à tenir. Il me répond que c’est une simple remarque. J’ai dit : « je suis ici à cause de la politique, c’est la politique qui me fera sortir d’ici. Je fais la politique toujours. » Je suis donc revenu. J’ai été très heureux de ce que le frère Guikahué ait joué un rôle important dans le rapprochement entre nos deux partis. Voilà son frère et ami Assoa adou ici. Ils sont face à face. Ce sont les deux sorciers, ce sont eux qui discutent toujours la nuit «rires dans la foule». Les parents, je suis là. Les Chefs, je vous salue. Bertin, c’est mon parent. Son père qui s’appelait Jobert Kouassi était un grand planteur dans le temps. Et lui, je n’ai pas l’habitude de l’appeler mon cousin et mon grand frère, je l’appelle « président » parce qu’à Abidjan, on avait une association des cadres de Mama et, c’était lui notre président. Je remercie tous les Chefs.

Je les remercie pour l’amour fraternel qu’ils m’ont porté aujourd’hui. Je remercie les cadres parce que dans un département ou dans une région, quand il y a les palabres, ça commence par les cadres. Ce sont eux qui se battent toujours. Nous, nous sommes des cadres orphelins, on n’a pas à se battre. Si quelqu’un est dans un puits, pour sortir du puits, ne le tirons pas pour le faire tomber. Poussons-le plutôt pour qu’il sorte. Comme ça s’il sort, il peut peut-être nous aider en nous envoyant une corde pour nous tirer. Ne jetons pas l’anathème les uns sur les autres. Guikahué , il est du PDCI et puis ça fait quoi ? «Rires dans la foule», ça ne fait rien. Lokrou Vincent qui est mon petit frère, il est PDCI, il a été ministre de Houphouët, mais ça fait quoi ? Parce que si on doit être tous d’accord toujours, il n’y a plus de démocratie. C’est parce qu’on n’est pas d’accord qu’il y a démocratie. Là on organise les discussions. Donc moi je m’entends bien avec eux.

Djédjé Bagnon, est-ce qu’il est là ? C’est lui qui m’a donné d’ailleurs mon premier salaire. Quand j’étais étudiant, il avait son collège privé à Divo, il est venu, je suis allé enseigner là-bas un mois-deux mois, j’avais la joie d’avoir un salaire parce qu’auparavant j’avais des bourses, mais là j’avais un salaire que j’avais mérité. Donc je vous salue. La nuit tombe, la nuit tombe, je vais libérer la route aussi, je ne vais pas trop vous retenir. Mais je suis fier de voir cet apatam rempli débordant. Je suis fier, parce que je ne croyais pas que cet apatam là pouvait être un jour rempli. Et je suis fier de le voir rempli et débordant. Tous les Chefs, je salue tous les habitants de vos villages, je demande à DIEU de vous bénir, de bénir toutes vos populations, je demande à DIEU de bénir toutes vos femmes, vos jeunes. «Bénédictions et Salutations en béthé pour terminer».

Source: PRESSE IVOIRIENNE ;

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(Généralement nous, nous ne faisons pas de commentaires dans la poussière des mastodontes, ou il n’y a pas de route de dépassement. Mais ici-là, les citoyens libres, victimes d’une guerre à deux (2) belligérants sans plus, attend dédommagement, de tous les crimes «Môgô-Fâgâ, A-Chez-Pays». Donc, il faut un criminel à côté des cadavres pour que affaire soit claire et net. Or la Cour pénale internationale a dit que, ce ne sont pas les déportés politiques à la Haye, qui sont les criminels, de crimes de guerres «Môgô-Fâgâ, A-Chez-Pays», commis en côte d’ivoire pendant les crises. Or, dans cette affaire de crimes, il y a des milliers de cadavres zigouillés et des victimes réelles commis en côte d’ivoire. Donc comme,  il n’y a que deux (2) noms chefs de belligérances reconnus, Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo. Et tous les restes ne sont que complément additionnel à la chaine de l’exécution des crimes ? «Môgô-Fâgâ, Gbanzan, A-Chez-Pays».

Et que la justice internationale à confirmer que ce n’est pas UN des deux (2) qui est le criminel, donc il RESTE UN SEUL. Dès lors, est-ce que on ne peut pas Gbê un peu l’affaire, pour que nous «victimes citoyens libres» soyons dédommagé, mais si on nous dit toujours, que on ne connaît pas le criminel, donc cela veut dire, qu’on ne veut pas faire face aux dédommagements. Nous citoyens libres victimes on ne veut plus « Gban-Gban » dans pays-là, on cherche seulement réparation de droit des dommages subis, et c’est à la justice de déterminé nos bourreaux, ce qui n’est plus chose compliquer. Puisque la Cour pénale internationale à juger l’Affaire partiellement, et a conclu que ce n’est pas Gbagbo. Et elle à affirmer récemment, qu’elle «enquête» cherche les criminels de guerre dans le deuxième camp Ouattara. La guerre ivoirienne n’a connu que ces deux (2) belligérants. Et en côte d’ivoire, il n’y a que des VICTIMES DE GUERRE de 2002-2011 à ce jour. Est-ce que cela ne suffit pas pour déterminer et payer les «Ciga-Cârêt et wari-djourou complet» de dédommagement. Bon ! 11 000 Milliards de budget c’est bien ! Mais il faut payer l’argent des victimes d’abord, oui Goudron, pont, croissance, et même vaccin Codiv-19 tout ça c’est bien même, mais il faut payer pour quelqu’un d’abord. « kâ-Môgô-Fâgâ, Gbanzan », ça jamais de la vie, CPI a «Gbê» tout…

Si ce n’est pas les «Marfas», fusils, qui détiennent la vérité absolue  et la force de mesure de valeur sociale, l’affaire n’est plus compliquée jamais, 2-1=1, allez demander dans les classes de CP1. Ne nous leurrons pas, la vérité sur les faits de la guerre en côte d’ivoire, est connue de tous de par le monde. C’est pourquoi en connaissance de faits, nous, nous appelons une Amnistie générale référendaire «balise des balise souveraines», que nous réclamons depuis. A conditions, qu’on nous paye nos dus en droit. Les « Kouma » parole à la CPI ne nous intéresse pas. Ce qui nous intéresse les « Gbê-de-Gbê »  de nos dédommagements, c’est tout ! Parce qu’ici, l’enjeu est simple, si le peuple ivoirien tient à instaurer une nation démocratique réellement fondatrice d’un ordre sociopolitique nouveau, respectueux des droits, des libertés et des règles universelles, il va falloir, accepter la tolérance et le respect des différences politiques, comme règle de la vie en commun et de les baliser par des normes de régulations sociales acceptées par tous. Qui nous éviteront les crises sempiternelles et les milliers de morts à l’avenir. L’ardoise corrigée par la CPI est là, qu’il faut relire très bien, et l’effacé, pour écrire des nouvelles lettres paisibles pour la côte d’ivoire.

Un Kouma clair et net dans la poussière des mastodontes de: Lepetitfils Da Candy, Leader de la légitimité citoyenne).

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  • : Lepetitfils Da Candy: (Juriste politologue) militant des droits de l'homme et des libertés. Leader d'un mouvement d'utilité citoyenne la légitimité citoyenne (LC-CRS) en côte d'ivoire. Ce blog est destiné à tout les citoyens et citoyennes épris de paix ,de justice, de solidarité, de liberté, de tolérance, dans ce monde planétaire, dans lequel les hommes sont condamnés a vivre en commun dans le respect des lois que l'humanité s'est donner...
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