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30 mai 2021 7 30 /05 /mai /2021 14:27
DROIT D’INGERANCE ET LA RESPONSABILITÉ PAR DEVOIR DE PROTEGER. Le Mali doit retrouver l’état de droit, d’où ce sont les lois qui déterminent les modes de transmission et d'exercice des différents pouvoirs étatiques. Si le Mali doit s’en sortir, le spécifique non-contraignant et a adhésion facultative doit, concéder la place, oui toute la place, au règles universelles contraignantes, communes à tous, dans toute sa rigueur et  dans tout son rigorisme sur les principes universels de l’état de droit laïc. Ainsi la crise d’intérêt sous couverture séparatiste au Nord perdra une grande partie de sa racine.

DROIT D’INGERANCE ET LA RESPONSABILITÉ PAR DEVOIR DE PROTEGER. Le Mali doit retrouver l’état de droit, d’où ce sont les lois qui déterminent les modes de transmission et d'exercice des différents pouvoirs étatiques. Si le Mali doit s’en sortir, le spécifique non-contraignant et a adhésion facultative doit, concéder la place, oui toute la place, au règles universelles contraignantes, communes à tous, dans toute sa rigueur et dans tout son rigorisme sur les principes universels de l’état de droit laïc. Ainsi la crise d’intérêt sous couverture séparatiste au Nord perdra une grande partie de sa racine.

ANALYSE. La junte militaire a pris tout le monde de court en menant un deuxième coup d’État en neuf mois.

Comment le pays en est-il arrivé là ? - (Source presse Française et AFP)

Le 24 mai 2021, dans l'après-midi, le président malien de la transition, Bah N'Daw, ainsi que son Premier ministre Moctar Ouane ont été interpellés par des éléments des forces armées maliennes, puis conduits au camp militaire Soundiata Keïta de Kati, ce fameux camp qui s'est toujours trouvé au cœur de tous les coups d'État au Mali. Certains observateurs ont qualifié les faits de putsch, d'autres de simple discussion entre le couple exécutif et les membres de « l'ex »-Conseil national pour le salut du peuple (CNSP), officiellement dissout. Rappelons que le Mali vit une transition de 18 mois. Celle-ci a commencé avec le coup d'État du 18 août 2020 qui avait renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta. Des élections générales sont prévues début 2022, entre février et mars. La situation actuelle semble faire revenir le Mali au point de départ ; mais que s'est-il passé pour que nous en soyons là ?

Le président N'Daw face aux colonels

Le 14 mai 2021, le Premier ministre Moctar Ouane avait remis la démission de son gouvernement au président Bah N'Daw, qui l'avait aussitôt reconduit à son poste, le chargeant d'entamer des discussions avec la classe politique, en vue de la formation du prochain gouvernement. Cette démarche avait été saluée, car elle venait rétablir le dialogue qui s'était rompu entre les nouvelles autorités et la classe politique depuis le coup d'État du 18 août 2020.  Le premier élément qui permettrait d'emblée d'expliquer la situation actuelle est que la démission et la reconduction de M. Ouane ont été personnellement gérées par le président N'Daw, sans qu'il ne consulte et ne rende compte aux responsables de « l'ex »-CNSP, à savoir le colonel Assimi Goita, vice-président de la transition ; le colonel Malick Diaw, président du Conseil national de transition (l'organe législatif) ; le colonel Sadio Camara, ministre de la Défense ; le colonel-major Ismaël Wagué, ministre de la Réconciliation ; et le colonel Modibo Koné, ministre de la Sécurité et de la Protection civile. À travers cette démarche, le président Bah N'Daw, qui avait été largement critiqué pour son effacement, donnait ainsi l'impression de reprendre enfin en main les rênes de la transition et d'en devenir le véritable maître. On pouvait déjà prévoir que cette évolution ne recevrait pas l'assentiment, voire susciterait le courroux des colonels putschistes, qui pourraient y voir le début d'un processus visant à les extirper progressivement de leurs positions.

Le communiqué du vice-président, le colonel Goita, lu le 25 mai 2021 à la télévision nationale (l'ORTM), était on ne peut plus clair : il dénonce l'attitude du Premier ministre et du président, qui ont formé le nouveau gouvernement « sans concertation avec le vice-président », à savoir lui-même. Il ajoute : « Le vice-président s'est vu dans l'obligation d'agir pour préserver la charte de la transition et défendre la République en vue de placer hors de leurs prérogatives le président et le Premier ministre. » Le vice-président souligne donc ici son attachement à la charte de la transition ; pourtant, celle-ci stipule clairement son incapacité à remplacer le président de transition en cas d'empêchement. On se rappelle que lors des discussions autour de l'adoption de ladite charte, le poste de vice-président (une première au Mali), spécialement créé pour être occupé par un membre de la junte, avait parfois été vu comme une manière pour cette dernière de prévoir l'éventualité de diriger la transition. C'est d'ailleurs pour cette raison que la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) conditionna la levée des sanctions qui pesaient sur le Mali à l'insertion dans la charte d'une disposition stipulant clairement que le vice-président ne peut remplacer le président de la transition. Reste à savoir s'il s'agit d'un empêchement temporaire ou d'une destitution définitive. Dans le second cas, qui semble être le plus probable, nous serions alors en face d'un coup d'État dans le coup d'État.

Un enjeu clé : convaincre la population et obtenir le soutien du M5

La Cedeao a immédiatement dépêché au Mali, le 25 mai, son émissaire chargé du suivi de la transition, l'ancien président nigérian Goodluck Jonathan. L'attitude de la Cedeao, et plus globalement de la communauté internationale (France, États-Unis et l'ONU à travers sa mission malienne, la Minusma) sera déterminante dans la suite des événements. Les putschistes le savent et cherchent désormais à s'assurer des soutiens, notamment de la population et des acteurs politiques, en particulier du M5, le mouvement de contestation qui avait fragilisé le pouvoir d'Ibrahim Boubacar Keïta, et permis le coup d'État contre ce dernier. Leur démarche est identique à celle qu'ils avaient adoptée lors du coup d'État du 18 août 2020 ; mais, cette fois-ci, les arguments avancés sont différents. Concernant la population, depuis que le président et son Premier ministre sont arrêtés, on assiste à la formation d'une certaine opinion véhiculée par les partisans de la junte faisant croire que la situation actuelle est l'expression radicale d'une confrontation de points de vue divergents entre le couple exécutif et les colonels de « l'ex »-CNSP. Le premier n'obéirait qu'aux intérêts de la France – surtout que la publication de la liste du nouveau gouvernement intervient à peine 48 heures après le retour de Bah N'Daw de Paris – tandis que les seconds, eux, s'opposeraient à l'impérialiste France, promouvant plutôt un rapprochement avec la Russie.

On comprend bien qu'il s'agit là d'un argument pouvant fortement peser auprès de tous ceux qui voient d'un mauvais œil la présence militaire française au Mali, et qui manifestent régulièrement contre l'opération Barkhane. Ces propos sont relayés, comme toujours, par des activistes présents sur les réseaux sociaux et connus pour leurs positions anti-françaises. Une manifestation de soutien aux putschistes avait d'ailleurs été annoncée pour le 25 mai, sur la place de l'Indépendance à Bamako, avant d'être repoussée à une date ultérieure. L'objectif, pour la junte, consisterait à donner l'apparence d'une forme d'assentiment populaire à leur coup de force ; la seule manière à leurs yeux d'espérer contrer les sanctions et pressions internationales qui s'annoncent dès à présent.

 

Concernant le mouvement du M5, ses leaders ont été invités à venir rejoindre les putschistes à Kati quelques heures à peine après l'arrestation du président et du Premier ministre. Il s'agirait pour les militaires de proposer aux leaders de ce mouvement le poste de Premier ministre – une façon de s'assurer leur soutien et, par là même, de réparer les « erreurs » passées commises à leur égard : bien qu'ayant été au cœur du coup d'État du 18 août 2020, le M5 a fini par être totalement écarté de toute l'architecture de la transition (à l'exception de quelques-uns de ses membres qui furent cooptés). De la même manière, après le coup d'État du 18 août, et avant la mise en place de la transition, la junte, désireuse de peser face à une communauté internationale qui exigeait une transition civile, avait fait du M5 un allié, en faisant miroiter à ses leaders qu'ils joueraient un important rôle dans la transition. Les sympathisants du M5 s'étaient alors largement prononcés en faveur d'une transition militaire.

Quelle réaction concrète de la communauté internationale face à une junte aux abois ?

L'analyse immédiate qu'on peut faire de ce dernier coup de force contre le président de la transition et son Premier ministre est que l'inquiétude semble avoir gagné le camp de la junte, du fait de sa non-implication dans la formation du nouveau gouvernement, et surtout la mise à l'écart de deux de ses membres. Au-delà de la simple perte de ces postes ministériels, la situation pourrait être perçue par la junte comme le début du processus de sa mise à l'écart totale et définitive des affaires politiques. Cela signifierait aussi en quelque sorte pour elle le début des ennuis judiciaires, quand on sait que la Constitution du Mali fait du coup d'État un crime imprescriptible. Le président Bah N'Daw, en décidant de reprendre le contrôle de la situation politique, a vraisemblablement en amont reçu le soutien de la Cedeao qui « supervise » la transition, et aussi des partenaires internationaux du Mali, au premier rang desquels la France. Il appartient désormais à ces différents acteurs d'intervenir à travers des actions fortes, car ils demeurent les seuls en mesure de dénouer la situation.

*- «ACTE-2 du deuxième coup d’état Mali»:

Le colonel Goïta déclaré président par la Cour constitutionnelle

L’institution malienne a pris cette décision après avoir constaté la « vacance de la présidence », consécutive à la démission du président de la transition, Bah N’Daw. C'est officiel : la Cour constitutionnelle malienne a déclaré, ce vendredi 28 mai, le colonel Assimi Goïta chef de l'État et président de la transition du pays. Comme pressenti depuis quelques jours, le colonel Assimi Goïta prend la tête de ce pays plongé dans la tourmente, neuf mois après avoir renversé avec d'autres colonels le président élu Ibrahim Boubacar Keïta. Quatre jours plus tôt, il avait écarté le président Bah N'Daw et le Premier ministre Moctar Ouane, représentants civils de la transition ouverte après le putsch de 2020, censée ramener des civils au pouvoir début 2022. L'ancien commandant de bataillon des forces spéciales, qui ne se départit quasiment jamais de son uniforme et de son béret vert, occupera ces fonctions jusqu'au terme de la transition, dit l'arrêt de la Cour constitutionnelle. Il défie ainsi les partenaires de ce pays crucial pour la stabilité du Sahel, confronté notamment à la propagation du djihadisme. Les chefs d'État ouest-africains réunis en sommet extraordinaire se pencheront sur la situation du Mali dimanche, avec l'éventualité de sanctions à la clé. La France et les États-Unis, engagés militairement au Sahel, ont également brandi la menace de sanctions.

Que dit la Cour constitutionnelle ?

Dans un arrêt diffusé vendredi, la Cour constitutionnelle constate « la vacance de la présidence de transition » en raison de la démission du président Bah N'Daw. L'arrêt stipule qu'en conséquence le vice-président, le colonel Goïta, « exerce les fonctions, attributs et prérogatives de président de la transition pour conduire le processus de transition à son terme », et qu'il portera « le titre de président de la transition, chef de l'État ». Le colonel Goïta avait fait arrêter lundi le président Bah N'Daw et le Premier ministre Moctar Ouane. Il avait annoncé mardi les avoir démis de leurs charges en les accusant d'avoir formé un nouveau gouvernement sans le consulter alors qu'il était vice-président chargé des questions de défense et de sécurité. Leur mise à l'écart a ensuite été présentée comme une démission. Les deux hommes ont été relâchés depuis, mais ils ne se sont pas exprimés publiquement.

Qui est le colonel Assimi Goïta ?

Fils d'un ancien directeur de la police militaire, biberonné aux questions sécuritaires, il y a été envoyé en 2002 après des études au Prytanée de Kati, la principale école militaire du Mali, surnommée la « fabrique à putschistes » par un connaisseur pour avoir formé Amadou Sanogo, leader du coup d'État de 2012, et plusieurs putschistes de 2020. Assimi Goïta a été basé successivement dans chaque ville majeure du Nord, Gao, Kidal, Tombouctou, Ménaka, Tessalit, et est monté en grade. Comme d'innombrables officiers supérieurs sahéliens, il a vite été repéré par les partenaires occidentaux. Il ira suivre des formations en Allemagne, au Gabon, et aux États-Unis. « Une manière de connaître les futurs poids lourds des armées, et parfois de les coopter », dit un diplomate occidental à Bamako. En 2019, il a participé aux exercices américains au Sahel « Flintlock », organisés chaque année dans un pays différent pour former in situ les armées nationales.

La classe politique malienne sollicitée

Avant sa désignation comme chef de l'État, le colonel Goïta, habituellement peu loquace, s'était adressé à des représentants du monde politique et de la société civile. Dans un apparent effort de mobiliser des soutiens intérieurs face aux pressions internationales, il avait dit son intention de former un gouvernement autour d'un collectif que lui et les colonels s'étaient pourtant employés à marginaliser pendant les premiers mois de la transition. « Nous demandons […] que le poste de Premier ministre revienne au M5-RFP », le collectif qui avait mené en 2020 des mois de contestation achevés par le putsch d'août, a-t-il dit. « Dans les jours à venir, le Premier ministre qui sera nommé «Choguel Kokalla Maïga», aura pour mission de mener une large consultation entre les différents groupements […] en vue de mettre en place un gouvernement de consensus et d'inclusivité », a-t-il ajouté. Plusieurs responsables du M5-RFP ont accepté la main tendue. « Cela nous est allé droit au cœur », a dit Choguel Kokalla Maïga, une des têtes pensantes du collectif, plusieurs fois ministre depuis 2002 et de plus en plus pressenti pour diriger le gouvernement. « Je le dis de façon officielle, le nom donné [pour le poste de Premier ministre] est celui de Choguel Maïga », a dit à la presse un porte-parole du mouvement, Jeamille Bittar.

La communauté internationale brandit la menace de sanctions

Plusieurs centaines de Maliens ont manifesté dans l'après-midi à Bamako leur soutien aux colonels et, pour nombre d'entre eux, leur hostilité envers la France, réclamant l'engagement de la Russie. « On en a marre. Les dirigeants, ils font n'importe quoi. On veut que les Français partent et que la Russie arrive », a dit Adama Dicko, la trentaine, entouré de manifestants arborant d'innombrables portraits des colonels, un vaste drapeau russe et des panneaux antifrançais. Dans un pays économiquement exsangue, les sanctions de la Communauté des États ouest-africains après le putsch de 2020 avaient été très mal ressenties par la population. Des sanctions ciblées visant les colonels sont largement évoquées, avec des interrogations sur leur efficacité. Différentes voix s'élèvent pour noter la différence de traitement entre le Mali et un autre pays sahélien, le Tchad, où un Conseil militaire de transition (CMT) de 15 généraux a pris le pouvoir le 20 avril après la mort d'Idriss Déby Itno, avec à sa tête un des fils de l'ancien président. L'Union africaine s'était gardée de prendre des sanctions. Le président français Emmanuel Macron, dont le pays déploie environ 5 000 soldats au Sahel, s'était rendu aux obsèques du maréchal Déby.

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(*- Notre commentaire qui n’engage que nous, surtout pas la presse source du texte principal ci-dessus.

La soldatesque carriériste, arriviste, iconoclaste et nihiliste, doit se résoudre à regarder du côté des casernes militaires, pour y intégré et y demeuré muet conformément aux principes du métier des armes qu’ils ont librement choisit. Et de laisser la politique, ce noble Art, aux vrais artisans qui l’ont choisi, pour qu’il œuvre pour le mali, en péril. Dans une situation politique où la cohabitation du religieux, qui a comme autorité morale des imams et du politique qui doit avoir pour socle l’état de droit laïc, est devenu une imbrication hermétique. D’où, la déstabilisation du pouvoir d’état est vite fait, par des mouvements sous couverture religieuse téléguidé. Oui, tout se trouve rafistolé et imbriqué dans l’arène politique Malienne: l’État de droit en compétions avec le religieux, la légalité en conflit inextricable avec la légitimité populaire, la laïcité en bagarre avec les dogmes spécifiques cultuels, la séparation des pouvoirs au sens propre du terme (exécutif, législatif, judiciaire) confisqué au bout des armes « fusils » devenue la mesure de valeur sociopolitique.

Cela, dans un contexte explosif d'affrontements des différentes conceptions doctrinales de la société  « religieuses et laïques » au tour du mode de gestion de cette société, par les différents pouvoirs « défunts », ou le communautaire a toujours primé sur le nationale. Oui, avec le dernier rebondissement du rejet du deuxième coup de d’état, par une certaine frange de l'opposition malienne, pourtant impliquée dans le premier coup d’état, la crise malienne est loin de son épilogue. Un premier ministre a la convenance ou à la solde de la soldatesque carriériste, arriviste, iconoclaste et nihiliste, ne changera Rien. Le Mali doit retrouver  l’état de droit, d’où ce sont les lois qui déterminent les modes de transmission et d'exercice des différents pouvoirs étatiques. Si le Mali doit s’en sortir, le spécifique non-contraignant et a adhésion facultative doit, concéder la place, oui toute la place, au règles universelles contraignantes, communes à tous dans toute sa rigueur et  dans tout son rigorisme sur les principes universels de l’état de droit laïc. Ainsi la crise d’intérêt sous couverture séparatiste au Nord perdra une grande partie de sa racine.

Dans la gestion de l’état-Nation, le rapport de force entre la politique religieuse et la politique laïque du pouvoir étatique, ne profite qu’aux petits délinquants escrocs moraux et intellectuels. C’est une exigence de l’escroquerie morale et intellectuelle, que de composer avec la mentalité docile du peuple gouverné. Qu’ils veulent, non pas servir, mais plutôt asservir, pour se servir dans les deniers publics, pour piller les maigres richesses et les ressources naturelles souveraines du pays gouverné, Et ce serait conforme à la mentalité du peuple, qui y est disposé. La politique Religieuse et la politique universelle étatique, ne vont pas ensemble, leurs rafistolage conduit au chaos sempiternel, jusqu’à ce qu’une détruise l’autre dans les décombres sociétaux. Au Mali si jamais on en arrive-là, ce serait une défaite pour toutes les forces légales impliquées dans la gestion de la crise dans la sous-région Ouest Africaine. Les institutions politiques laïques, doivent dire alors revoir, à cette petite portion de la planète terre de l’Humanité. Oui, le Grand Mali est devenue une misérable colonnade de petits couillons qui se prennent pour des gros malins. Ce qui est dit, est dit…

Le Mali doit s’en sortir malgré tout. Nous sommes conscient et le disons a occasion, que dans une société en crise ancrée dans les mœurs sociétales, qu’il est douloureux de se redresser, quand on plie depuis si longtemps sous le joug des armes, des petits coups d’état, cinq (5) ou six (6) au total, depuis l’indépendance le 22 septembre 1960. Oui, il est impossible de se départir de la totalité de ses petites habitudes criminelles de diversion, de guérilleros et soporifiques pour le peuple, que l’on n’a vécu, comme règle de vie sociopolitique. En politique, il est difficile décidément de prendre de la hauteur, quand on est tombée dans la bassesse des armés des coups d’état, dans la conquête du pouvoir d’état. Oui, comment avoir le self-control absolu et le doigté dans l’action politique, pour gérer un remaniement ministériel dont les ministres nommés ne sont pas immuables, quand on n’est dédouané du noble Art qui permet l’exercice de la  noble fonction de gouvernance socio-politico-étatique. Oui, comment avoir la maîtrise majestueuse, du dirigeant politique d’état, qui va de pair avec l’obligation d’agir avec désintérêt, jusqu’à la limite de l’humainement admissible, quand on a comme seul socle de valeur, les fusils d’un coup d’état. Que Non ! Le pouvoir est au bout des armes «fusils». Oui ; nous avons Honte pour le Mali, pas pour le Mali qui est le nôtre, non ! Il n’a jamais été le Nôtre, mais nous avons Honte pour le Grand Mali de notre mère, militante achevée de l’US-RDA des indépendances. Honte parce que, son Mali-Bâ, tremble, Vacille, oscille du haut du piédestal de sa légendaire noblesse, et sur ses bases souveraines, dans le concert des Nations. C’est malheureux !

Oui, malheureux ! La constitution Malienne ne prescrit telle pas le coup d’état comme un crime imprescriptible ? Si oui, alors la décision de la cour constitutionnelle tire son fondement légal de quelle norme juridique, qui serait au-dessus de la constitution, puisque, un texte d’arrangement politique, n’est jamais du droit international pur. Le jonglage judiciaire fondé sur des textes d’arrangement politique illégal, transcrit de fait comme norme positif, n’aidera jamais le Mali. Oui, les normes positives ne sont pas souvent l’émanation du droit universel ou du droit tout court. Donc elles ne sont pas souvent forcément du droit ou conformes au droit. Donc un texte d’accord politique transcrit en normes positif et contraire au droit universel, n’est pas du droit. Parce qu’elles sont très souvent la volonté abstraite d’un homme politique ou d’un groupe politiques soucieux d’arrivée à ses fins de dominations débridé ou hybride, et a fin de renforcement du pouvoir exécutif, qui est par essence l’autre figure du despotisme. La cour constitutionnelle du Malien s’est-elle préoccupée de la constitutionnalité du texte support de sa décision ? NOUS EN DOUTONS.

Oui, disons-le, la défense des intérêts politiques claniques et personnifié ne servira pas le Mali. L’anticolonialisme hermétique ne servira jamais le Mali, l’antagonisme des puissances étrangères aux intérêts opposés, avec le Mali comme théâtre d’opération ne servira pas le Mali, une quelconque tutelle étrangère, comme dossier pour un pouvoir d’état illégal, imposé par sa tutelle ou par les armes ne servira pas le Mali. Le Mali a besoin de stabilité sociopolitique dédouanée de toute emprise politique ou religieuse, elle a besoin de paix pérenne dans toute l’assiette territoriale du Mali, avec l’acceptation des différences quelles qu’elles soient, indépendamment des Castes. Ainsi le développement trouverait son terreau fertile de progrès avec l’être Humain au centre de tout.)

Commentaire de Lepetitfils D-A Candy: (Leader de la légitimité citoyenne)

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